Mercredi 12 novembre 2008 3 12 /11 /Nov /2008 11:30



Qu’ils soient effectués en avion sanitaire ou en avion de ligne, les transports de malades ont lieu dans des cabines pressurisées, et heureusement ! En effet, les aéronefs volent généralement à des altitudes de 6000 à 11.000 mètres, et, si l’environnement n’était pas clos et la pression non contrôlée, nous aurions non seulement à subir des températures glaciales avoisinant les -50°C, mais en outre des pressions partielles en oxygène dans l’air ridiculement faibles et en tout cas incompatibles avec le maintient de la vie !

Alors nos avionneurs (merci à eux) ont pensé à chauffer l’habitacle et à le pressuriser en y injectant de l’air comprimé prélevé sur les moteurs. Mais  cette démarche complique singulièrement l’étanchéité de l’appareil du fait du delta de pression entre l’intérieur et l’extérieur de la cabine. Alors, dans un souci de compromis, les avions ne sont jamais pressurisés à 1013 hPa (la pression atmosphérique moyenne au niveau de la mer) mais à 760 hPa au minimum, ce qui correspond à une altitude de 2430 mètres environ. Beaucoup plus de précisions techniques ici pour les intéressés. Peu de conséquences pour nous qui sommes en bonne santé.  Mais vous aurez remarqué quand même un petit essoufflement si vous partez aux toilettes en courant ou si une hôtesse vous appelle avec véhémence au secours d’un passager en détresse. Bien entendu, qui dit réduction de la pression de l’air dit aussi réduction de la pression partielle en oxygène dans nos alvéoles pulmonaires : vous pigez la suite…

Alors, le piège du patient anémique… Vous savez, le petit vieux qui tourne à 9 g d’hémoglobine car sa moelle est devenue paresseuse. Un peu insuffisance cardiaque aussi… Et oui ses artères ne sont plus en très bon état (une cardiopathie ischémique comme on dit). Celui là il est traitre car il prévient pas… il vit sur le fil du rasoir… tranquille, l’air de rien.

Ne parlons pas de la dame de 65 ans un peu grassouillette qui s’est cassé un fémur, a répandu  1litre et demi de sang dans sa cuisse, en douce… avec un peu de cholestérol parce qu’elle aime bien manger des gaufres en vacances et se gave d’œufs mimosa le dimanche à la maison…  Celle-là non plus, joviale, et contente de rentrer du Maroc,  vous ne vous en méfierez pas !

Et pourtant, leur anémie chronique ou subaigüe va entrainer une diminution de la capacité de transport du sang en oxygène.  Si vous relevez  la saturation avant de monter dans l’avion, elle sera normale… et pour cause, nos oxymètres mesurent la saturation de l’hémoglobine présente dans le sang, en aucun cas sa quantité ! (Il en existe ceci dit de nouveaux modèles qui le font).  Si une entreprise de transport a 20 camions et que 10 tombent en panne, les camions restants seront toujours aussi pleins, mais l’entreprise va pourtant tourner à moitié régime, vous me suivez ?

Alors, en prenant, l’avion, la pression partielle en oxygène dans les alvéoles pulmonaires diminuant de 25% en raison de la « sous pressurisation », le passage transmembranaire de ce dernier vers les capillaires sanguins sera plus faible. La PaO2 de l’oxygène dissout va chuter, la capacité de transport de l’hémoglobine idem. A ce moment là la SpO2 mesurée par nos oxymètres sera effectivement plus basse et pourra chuter selon le cas entre 90 et 93%. Si en plus le patient a une anémie, vous voyez le tableau !  Ajoutons à cela un réseau coronaire faiblard, un myocarde fatigué… et c’est la cata ! La douleur thoracique, l’angor dans le meilleur des cas, sinon l’infarctus… aïe, aïe, aïe !

Finalement un peu d’oxygène administré aux lunettes ou par sonde nasale (2 ou 3 litres) permettent de compenser cette chute de la pression atmosphérique dans la cabine des avions et de s’affranchir des problèmes.  Disons pour faire court que la SpO2 devrait être au moins à 95%.

Alors cher collègues, en résumé, face à une anémie même peu importante chez un sujet fragilisé ou avec des facteurs de risques coronariens, pensez à lui donner un peu d’oxygène en montant dans un avion, même si au sol il n’en avait pas besoin. Si c’est en avion de ligne et que le kit n’a pas été prévu, n’hésitez pas à contacter le médecin régulateur de la compagnie pour pouvoir en parler avant.

Bons rapats à venir... et restez prudents !


Michel Frajolles


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Samedi 8 novembre 2008 6 08 /11 /Nov /2008 16:01
Mon evacuation sanitaire en moto ambulance puis en avion ambulance .... il y a longtemps ...



mais je vois que la relève arrive ..............



4 étudiants du département Génie mécanique productique (GMP) de l'Institut universitaire de technologie (IUT) de Toulon (Var), se lancent cette année dans un projet de solidarité des plus ambitieux : concevoir et fabriquer une remorque pour moto équipée d'un brancard, puis l'acheminer en Afrique.

Dans les régions reculées de la brousse, les villages sont souvent éloignés des dispensaires, et les pistes qui les relient à ceux-ci ne se parcourent qu'en charrettes à zébus. En cas de blessure grave, de problèmes d'accouchement, de maladie, la mort peut survenir à cause d'un transport mal approprié vers le centre de soins.

Dans ce contexte, la moto ambulance s'impose comme un véhicule idéal, pour plusieurs raisons : le deux-roues tout-terrain se déplace aisément sur les pistes étroites. Et l'engin, s'il est de conception classique, peut être réparé sur place sans que cela ne requière des frais insurmontables.


Cette solution est déjà utilisée au Burkina-Faso, mais aussi dans les villages du Pays Dogon, au Mali, après que l'association Les Pistes de l'espoir en a fait construire dans un lycée technique de Gignac (Hérault)*. Les étudiants varois se sont inspirés de cette aventure. Pour poursuivre leur route, ces jeunes qui ne manquent pas d'idées généreuses ont besoin de la solidarité motarde : ils cherchent une moto tout-terrain d'occasion ou à retaper, capable de rouler en brousse. Ils ont également besoin de partenaires afin de financer leur opération. Motards, c'est le moment de se montrer généreux !


- Contact : Stéphanie Rolland (06 74 02 11 85) ou stephanie.rolland83@orange.fr

Je vous souhaite de bons rapatriements à tous

Jean


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Jeudi 6 novembre 2008 4 06 /11 /Nov /2008 08:19

Le saviez vous, le rapatriement sanitaire est un concept français qui date des années 50.


Il a fallu attendre 1981 pour voir se former une organisation dans le but de promouvoir et défendre les intérets d'une profession spécifique et originale. Elle apparait sous la forme d'un syndicat: Le Syndicat National des Sociétés d'Assistance SNSA. Le SNSA est en fait une entité morale qui d'un coté définit les missions des métiers de l'assistance et des instances qui les gouvernent, mais qui se veut etre aussi le lien entre les assisteurs, les pouvoirs publics et la population.
Toutes les grandes compagnies d'asistance pour lesquelles nous travaillons aujourd'hui, que ce soit en lien direct ou par l'intermédiaire d'un prestataire, sont adhérentes au SNSA.
Selon des critères éthiques très élevés, elles ont toutes approuvé l'écriture d'une charte de déontologie en 2005 qui fixe les règles.
Ces règles comportent tant les domaines d'action que la bonne conduite quelle soit individuelle ou collective. 
Un comité de déotologie est régulièrement réuni pour en vérifier son application.
 Téléchargez la charte de déontologie du SNSA 

                        






















Si ces grandes compagnies sont adhérentes à la charte il ne leur est  pas moins demandé d'avoir des exigences de respect des principes équivalents à ceux de cette Charte envers les sociétés vers lesquelles elles se tournent pour sous traiter leur activité.
En matière de rapatriement sanitaire, on trouve des sociétés prestataires qui  se partagent le territoire géographique de la France

Sud Est: MEDEVA, RATM, LMI
Grand Ouest: ATLASS
Sud Ouest: SUDEVASAN EVAPYR 
Nord Est: ASAMU
IDF: SAMU 92
NORD: Samu 59
Et d'autres encore ...



                                                                 Pierre L.


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Mercredi 5 novembre 2008 3 05 /11 /Nov /2008 10:10
Votre Mission si vous l'acceptez, ..................




RDV à la base le ......à.....Partir........bout du monde........Récupérer Madame........l'amener  à ........et retour 



Voilà comment pourrait débuter l'une de nos missions qui font tant rêver et fantasmer les débutants et néophytes que nous avons tous été.

Aujourd'hui notre mission, faire vivre ce blog

Elle va au delà de la médecine d'assistance puisque son but est la communication .

Nous sommes :  médecins , infirmiers spécialisés ou non, techniciens d'assistance, ambulanciers, avionneurs, prestataires des compagnies d'assistance, compagnies d'assistance...Tous ensemble dans des fonctions diverses nous accomplissons la même mission, nous travaillons en équipe.

Il nous arrive bien  de nous rencontrer parfois, lors de réunions, de congrès, d'assemblées générales, mais c'est plutôt rare et donc plus propice à des manifestations de joie et de bonne humeur que de doléances plaintes ou revendications.

Le transporteur est généralement seul, il croise parfois ses collègues au départ de la base, dans un aéroport, à son retour, mais le timing et la mission sont là et laissent peu de place aux digressions. 





Aussi, lorsque l'occasion se présente et que la mission s'exécute en binome, il nous est donné d'échanger de confronter nos expériences et nos ressentis. On percoit alors plus encore cet isolement de travail.

Par essence le lien avec nos interlocuteurs collaborateurs decideurs et autres administrateurs en fait nos donneurs d'ordre, se fait par fax par mail ou téléphone et sans relation véritable. Alors chacun analyse sa situation, spécule et interprète....

Lors d'une mission en équipe, les transporteurs vont exprimer des questionnements et des doutes dans l'attente de réponses que l'autre ne possède pas forcément. Comme si notre environnement socio professionnel était un "no man's land"

Beaucoup de questions, de doutes et peu de réponses avec ce sentiment fréquent d'être dans une situation mal définie, sans règle...

... Est il vrai que les hospitaliers publics n'ont pas le droit de travailler par ailleurs?
... Pourquoi telle compagnie me paye en salaire et pas celle là?
... Que fais tu pour ta déclaration?
... Qu'en est il en cas d'accident du travail?
... Comment fais tu  dans les aéroports pour faire passer ton matériel?
... et bien d'autres questions...


Aujourd'hui, le blog  Univers assistance veut être un outil pour se parler les uns les autres.

Il peut tout entendre, vos expériences, vos anecdotes heureuses  ou malheureuses, vos questions, vos doutes... 
Tous ensemble nous tenterons d'apporter des réponses car il en existe et plus que l'on ne croit.

Première mission accomplie:

Le blog Univers  assistance le blog de l'univers de l'assistance est né !



Pour la deuxieme mission on attend les appels...

                        

 
L'équipe d'Univers assistance



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